Toujours par Tim Burton en 1990. Johnny joue le rôle principal: Edward. J'aimerais tant voir tout les films de Johnny Depp surtout celui là. Il ya plusieurs versions, donc il faudrait que je le vois comme ça je pourrais dire la mienne.
Mais en gros c'est l'histoire d'un garçon qui habite dans un chateau avec son inventeur qui decède et n'a pas eu le temps de faire ses vraies mains car celui ci à des mains d'argent, des longs doigts tranchants. Il se retrouve alors tout seul quand un jour une dame de la ville vient au chateau par curiosité. Elle trouve alors Edward qui n'est qu'un être simple et inoffensif aux grands yeux noirs, qui à eux-seuls parviennent à animer ce triste visage pâle et parsemé de cicatrices. Elle décide de l'heberger chez elle, dans sa petite ville pleine de gens sans histoire.
Edward devient alors le centre d'intéré de tout le village (il attire les femmes au point de vu maternel, bien qu'une dimension sexuelle soit bien présente). Mais il finira par être chasser en étant accuser de voleur, de violeur...
Une dame de 45 ans l'invite à découvrir son futur salon de coiffure, elle est super préssé et Edward est débousolé, puis elle l'allonge subitement sur un long siège, puis commence à lui monter dessus pour se déshabiller. La chaise bascule puis tous deux tombent sur le sol. Edward, ne comprenant pas ce qui lui arrive, en profite pour se sauver de cette maison de folle. Le lendemain, il est accusé de viol, c'est ici que les ennuis vont commencer.
Il ne comprend rien de ce monde et personne ne le comprend à part une jeune fille Kim dont il tombe amoureux, elle laisse même tomber son petit copain pour Edward.
A la fin du flim il se retrouve au point de départ dans son chateau avec Kim, mais pas seul, avec l'ex de Kim qui tient une arme à feu à la main. C'est là que Edward ressent une nouvelle émotion: la haine. Le jeune homme est tué.
Kim lui déclare enfin son "je t'aime" que Edward atten depuis le début de l'aventure et il redevient l'homme qu'il était inoffensif et doux.
Kim annonce au village la mort de Edward pour qu'il puisse vivre tranquil dans son chateau.
La dernière scène est un petit bijou de poésie, empli d'une profondeur à la fois douce, mélancolique et amère. Elle nous montre, des dizaines d'années plus tard, Edward, de nouveau réhabilité dans l'enceinte magique de son château, au beau (que dis-je, merveilleux) milieu de toutes ses sculptures de glace : Kim tel qu'il l'avait vue en train de danser sous la neige, et des enfants jouant dans un jardin en compagnie d'oiseaux majestueux... Edward, en haut de sa colline, n'a en aucun cas oublier le monde qu'il a visité, et a su en tirer les valeurs pour en garder toute la positivité, tandis qu'en bas, ce monde qui l'a aimé, non pas pour sa personne mais pour son utilité (redonner un nouveau look aux femmes et aux chiens), puis persécuté pour des crimes qu'il n'a pas commis, n'y pense absolument plus.
Johnny réussit admirablement, tel un acteur de films muets, à faire passer des sentiments simples mais vrais comme la timidité, le bonheur, la tristesse, la culpabilité, la honte, la tendresse, la haine, le dégoût, et l'amour, et ce rien qu'au moyen des expressions du visage.
Pour Edward aux Mains d'Argent, Burton utilise le même principe que Zola pour le Naturalisme (en littérature), à savoir placer un personnage neutre dans un milieu très spécial et très précis, afin d'en observer l'évolution. Edward est placé nu, sans vis-à-vis, sans arrière-pensées, sans mauvaise volonté (il attend seulement ce que l'on pourra lui apprendre), à l'intérieur d'une société et d'un mode de vie survoltés, absurdes, effrayants, où tout va trop vite, où règnent des personnes aux esprits illogiques, aux réactions inhumaines, aux volontés incompréhensibles, que seul le spectateur a la capacité de comprendre, puisque tout ça lui est presque familier.